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Le 29° régiment d'infanterie dans la Grande Guerre

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20 janvier 2026

Marie Michel Raymond THOUVENIN

source Guy Dabescat (petit-fils)

Marie Michel Raymond Thouvenin est né le 12 septembre 1892 à Vierzon-Villages (Cher).

Son père, Paul Michel, âgé de 44 ans est maître de verrerie; sa mère, née Blanche Estelle Jeanpierre, est âgée de 36 ans.

Il reçoit une bonne instruction, est bachelier, puis étudiant en maths spéciales pendant 2 ans, noté 5/5 lors du conseil de révision.

Il est incorporé au 29° RI le 1er octobre 1913, nommé caporal le 10 avril 1914, sergent fourrier le 6 septembre, sous-lieutenant à titre temporaire le 4 décembre, lieutenant le 15 février 1917, à titre définitif le 8 juin, capitaine le 26 septembre 1918.

En novembre 1916, il prend le commandement d'une section de la 3ème compagnie.

En 1917,il reçoit 5 citations ! "officier d'une bravoure remarquable"; "toujours volontaire pour l'exécution de coups de main"; 

Le 17 mars 1918, il devient chevalier de la Légion d'Honneur, officier le 14 septembre 1940.

Le 11 juin 1918, il est blessé par balle sous le sein droite à Ployron (Somme); la balle a été arrêtée par sa légion d'honneur qu'il détenait dans sa poche (source son petit-fils Guy Debescat). Il est évacué vers un hôpital à Paris puis à Toulouse. Il rejoint le front le 20 août 1918. 

Il est cité à 8 reprises, dont 3 citations à l'ordre de l'Armée; il est décoré de la Croix de Guerre.

Il est démobilisé le 1er septembre 1919.

Le 31 juillet 1922 il épouse, à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), Marie Georgette Mouton, avec laquelle il aura 2 filles.

Il est rappelé à l'activité le 22 août 1939, nommé chef de bataillon le 25 mars 1940.

Rendu à la vie civile, il se retire à Boulogne Billancourt où il est fondé de pouvoir d'une entreprise, puis il devient directeur commercial de la verrerie de Montenon (Loiret).

Il décède d'un accident de voiture le 15 décembre 1964 dans les Landes.

31 octobre 2025

Marie Joseph Jules Eugène SYLVESTRE

Marie Joseph Jules Eugène Sylvestre est né le 29 décembre 1866 à 11h00 à Neurey-les-la-Demie (Haute Saône).

Son père, Eugène, âgé de 32 ans est surveillant à la maison du dépôt de mendicité dans la commune; sa mère, née Etey Célestine est âgée de 39 ans.

A 20 ans, il est cultivateur à Semmadon (Hte Saône).

Le 10 novembre 1888 il est appelé au 60ème régiment d'infanterie à Besançon.

Il est nommé caporal le 19 août 1889, sergent fourrier le 13 août 1890.

Le 27 octobre 1890, il s'engage pour 5 ans, est nommé sergent le 5 juillet 1891.

Admis à l'Ecole Militaire d'Infanterie de Saint Maixent, il y arrive le 3 avril 1894, en sort le 3 avril 1895, nommé sous-lieutenant au 29ème régiment d'infanterie d'Autun (Saône et Loire), nommé lieutenant le 1er avril 1897, porte-drapeau le 2 octobre 1897. Il devient capitaine de l'habillement le 24 décembre 1909.

Le 26 septembre 1896 il a épousé Marie Joséphine Henriette Cuisinier à Briey (M&M).

Le couple aura 2 enfants.

Initialement reconnu inapte à faire campagne, il est finalement reconnu apte en février 1917, nommé commandant de compagnie le 30 septembre 1917.

Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le 28 septembre 1918.

Démobilisé, il se retire à Chaville (Hts de Seine) où il exerce la profession de Directeur d'agence de ventes.

 

 

15 septembre 2025

Romain Constant DOISNE

Romain Constant Doisne est né le 30 janvier 1884 à 4h00, à La Quenaudière de Savigny, commune de Savigny-en-Sancerre (Cher).

Son père, Isidore, âgé de 35 ans est laboureur; sa mère, née Eugénie Morizet, âgée de 29 ans, est ménagère.

Il est appelé le 9 octobre 1905 pour effectuer son service militaire au 85ème régiment d'infanterie  à Cosne-sur-Loire (Nièvre), renvoyé dans ses foyers le 28 septembre 1907.

Le 22 juin 1908 il épouse, à Sury-en-Vaux (Cher), Marie Léontine Reverdy avec laquelle il aura 6 enfants.

Rappelé à l'activité par suite de la mobilisation générale, il arrive au 29ème RI le 4 août 1914 et part en campagne le 14 août.

Le 9 septembre 1914, le régiment participe à l'attaque de Saint-Pierremont (Vosges); les combats font 2 morts et 10 blessés, dont Romain Doisne, au 29ème RI.

Romain Doisne est évacué vers l'hôpital auxiliaire du Creusot; il en ressort le 3 décembre, rentre au dépôt le 14 décembre, et rejoint son corps le 14 janvier 1915.

Avril 1915, le 8ème corps auquel appartient le 29ème RI est au bois d'Ailly et en forêt d'Apremont (Meuse); du 23 au 25 les combats sont intenses; on dénombre près de 100 tués, 235 blessés et une centaine de disparus dont Romain Doisne dont le nom figure sur une liste de prisonniers internés à Wurtzburg en Bavière.

 

Au camp de Wirtzburg

Il est rapatrié le 22 décembre 1918, et se retire à Sury-en-Vaux où il reprend son activité de cultivateur.

Il décède à Sancerre le 29  juillet 1947.

6 août 2023

L'enfer de Verdun...presque au jour le jour.

Au 1er janvier 1916, le régiment est à la Croix-Saint-Jean, dans le secteur de Marbotte (Meuse), où il subit régulièrement de violents bombardements.

Malgré ses demandes réitérées, le lieutenant-colonel Lenfant, qui ne peut utiliser son nouveau mortier de 58 non encore réglé, souligne que l'artillerie ne riposte pas. Quelques jours plus tôt, le colonel Mathieu, commandant la 32ème brigade, avait déclaré :"on peut se demander si, en cas d'attaque ennemie, on serait à même de compter sur l'artillerie !"

Le 12 janvier, une délégation sénatoriale, ayant à sa tête le Président Clémenceau, visite la tranchée de la Croix-Saint-Jean (JMO 29ème RI).

Le 22 janvier, la brigade est relevée; le 29ème cantonne à Ville-Essey, non loin de Commercy.

Le 30 janvier, le régiment se rend à  Lérouville, un peu plus au nord de Commercy, et prend part aux travaux d'une 4ème ligne défensive dans ce secteur.

21 février, les Allemands ont déclenché leur attaque au matin; la 16ème division est mise à la disposition du 2ème corps d'Armée attaché à la Région Fortifiée de Verdun, et reçoit pour mission la défense de la rive gauche de la Meuse.

Le régiment se déploit dans un secteur Woimbrey/Bannoncourt/Dompcavrin/Lahaymeix/Thillombois.

Le 29 février les 1er et 3 ème bataillons du régiment sont à Rupt-en-Woëvre, sur la rive droite de la Meuse, sur ordre du 2ème corps.

2 mars : une section de la 6ème compagnie signale que la passerelle sur la Meuse qu'elle garde à Woimbrey, est constamment bombardée, démolie et reconstruite. Le capitaine Watteau, qui commande provisoirement le 2ème bataillon propose de tester le passage de la Meuse par radeaux.

Ces bombardements se poursuivent les jours suivants.

Le 12 mars, le régiment passe en réserve de la 3ème division; le 17 mars il arrive aux Eparges, remis aux ordres de la 16ème division le 19.

Ce 19 mars, le secteur occupé par le régiment est soumis à un violent bombardement d'artillerie lourde qui lui occasionne de lourdes pertes; le JMO annonce 18 tués et 23 blessés. Le bombardement se poursuit la nuit et la journée suivante de 11h00 à 13h00, provoquant des dégats matériels au niveau des abris peu solides et qui s'écroulent sur les hommes, faisant 15 tués et 12 blessés.

Le 22 mars, le lieutenant-colonel Lenfant signale que le magasin de matériel et de munitions a été effondré par un obus, et que les lignes téléphoniques étant fréquemment coupées, ses communications sont très difficiles; il demande un poste TSF. Bombardements intenses de 6h30 à 7h30, et de 14h30 à 15h30, occasionnant 5 tués, 4 blessés et 6 contusionnés.

Vers 23h30, le lieutenant Marchal, qui commande la 6ème compagnie fait part d'une tentative d'attaque par 50 à 60 ennemis qui se sont présentés devant ses lignes, cherchant à atteindre les petits postes. Ils ont été mis en échec grâce aux réseaux de barbelés. Ce coup de main a été précédé de plusieurs rafales d'artillerie. Un sergent et un homme ont disparu, 3 hommes ont été tués, 11 ont été blessés.

26 mars : la journée a été plus calme; les abris font défaut et les hommes doivent s'abriter dans d'anciennes galeries de mines. 40 hommes ont été ensevelis dans l'une de ces sapes, l'entrée ayant été obstruée par un obus; ils ont pu être sauvés.

27 mars : un petit poste est attaqué pendant la nuit; le sergent Décamp et le soldat Paulin sont portés disparus. Le sergent Décamp figure sur des listes de prisonniers; pas le soldat Paulin.

Entre le 2 et le 5 avril, le régiment relève les unités du 13ème RI aux Eparges; le lieutenant-colonel Lenfant prend le commandement de la tranchée des Eparges.

Le 3 avril, vers 20h30, une patrouille ennemie attaque un petit poste à la grenade; elle est repoussée. Le secteur a subi de violents bombardements toute la journée. Ces bombardements se poursuivent les jours suivants occasionnant des destructions dans nos positions; les travaux de réfection sont perturbés par l'ennemi qui jette sur les travailleurs torpilles et grenades à fusils.

Le 19 avril, alors que le 13ème RI occupe le secteur des Eparges, les Allemands commencent à bombarder les positions à compter de 4h00 et jusqu'à 5h10; à 5h15 les fantassins attaquent. L'effet de surprise passé, des contre attaques sont menées qui parviennent à repousser l'ennemi; les pertes sont sévères pour le 13ème, 24 tués, 43 blessés, 74 disparus.

La nuit suivante, une patrouille commandée par le sous-lieutenant Raymond (2ème compagnie) est sortie vers 22h00, et a repéré un petit poste ennemi dans un ruisseau; suite à son compte rendu, il est envisagé de tenter une embuscade.

Les bombardements continuent les jours suivants, faisant des victimes. L'artillerie française réplique.

Le lieutenant-colonel Lenfant signale que les pluies persistantes rendent extrêmement difficiles les patrouilles de reconnaissance; le terrain est complètement détrempé, les hommes ne peuvent marcher sans s'enfoncer dans le sol.

Dans la nuit du 28 au 29 avril, méprise entre 2 patrouilles des 1ère et 7ème compagnies qui échangent des coups de feu alors que la consigne était de ne pas tirer; 1 homme de la 1ère compagnie est tué, un autre blessé.

Dans le même temps, une patrouille allemande d'environ 15 à 20 hommes, est mise en fuite par un petit poste.

Le général commandant la 16ème division rend compte au général commandant le 2ème corps que le 29ème RI a ses effectifs descendus à 1800 hommes en 2 mois, en partie "par le feu", mais surtout "par suite d'évacuations pour cause de fatigue"; il ne peut être employé à la défense des Eparges et demande des renforts. La présence en ligne des bataillons de la division ne permet de procéder au remplacement des effets et au nettoyage complet qu'une fois tous les 3 mois !

Dans la nuit du 1er au 2 mai, une opération est montée par la 4ème compagnie pour tendre une embuscade aux postes ou patrouilles ennemis. Elle se met en route à 19h00 et rentre à 1h00 du matin; les patrouilles ennemies ne sont pas sorties du fait des tirs de l'artillerie française.

Le 29ème est dans le sous-secteur de Bonzée-Villers aux Eparges.

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Le 2ème bataillon est en zone II; le 3 ème est à Murauvaux. L'artillerie ennemie bombarde presque sans interruption la tranche des Eparges.

Le 6 mai, le régiment reçoit 2 officiers (sous-lieutanants Négroni et Ferry)  et 188 hommes en renfort; 1 officier (sous-lieutenant Marchand) et 56 hommes le 8 mai.

Jusqu'à la fin du mois, les régiments se relèvent mutuellement.

Le 7 juin, le lieutenant-colonel Lenfant prend le commandement de la tranche des Eparges.

Le secteur est fortement bombardé le 10 juin toute la journée, occasionnant des "dégats considérables" rapporte le lieutenant-colonel Lenfant; "à certains endroits la tranchée n'existe plus".

Le 16 juin, vers 11h00, un obus de 160 vient s'écraser près des positions occupées par le 29ème, provoquant la mort de 6 hommes.

Le 18 juin, vers 22h00, l'ennemi (20 hommes du 50ème régiment d'infanterie) tente un coup de main sur le secteur tenu par la 3ème compagnie; 1 Allemand saute sur le parapet de la tranchée, et est reçu par un coup de fusil de l'un des hommes présents; il se rend.

La tranche des Eparges est bombardée quotidiennement.

Début juillet, Nivelle remplace Pétain au commandement de la IIème Armée.

Le 11 juillet, l'Académie Française adresse à l'Armée de Verdun "l'hommage de son admiration, de sa reconnaissance et de son respect".

Le général Nivelle ajoute son commentaire.

lettre académie 11 07 1916 a

lettre académie 11 07 1916 b

Carte de l'ensemble du secteur :

carte générale

Dans la nuit du 20 au 21 juillet, vers 21h15, des Allemands sont aperçus sortant de leurs tranchées (environ 1 compagnie); l'ennemi est repoussé avec des pertes par notre fusillade et des tirs d'artillerie. Les Allemands ripostent.

Le 21 juillet, le régiment est concentré face au fort de Vaux, secteur de Tavannes :

situation 16°DI 19 07 1916

Le 22, le capitaine Gautherot, commandant la 2ème compagnie, signale que des avions allemands, très actifs, survolent nos lignes à faible hauteur et peuvent ainsi régler le tir de l'artillerie ennemie; il ajoute que nos avions semblent beaucoup moins actifs.

24 juillet, les hommes trouvent une bague de pigeon tué lors d'un incendie suite à des tirs d'artillerie.

24 07 1916 bague pigeon b

Le lendemain, un obus tombe sur les emplacements tenus par la CM3 au bois Fumin; 4 tués, 2 blessés graves et 3 moins gravement atteints.

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, le 1er bataillon est très éprouvé par des tirs d'obus de gros calibres, à gaz ou autres matières non identifiées, qui brûlent très longtemps. 3 tués et 5 blessés.

A 21h30, un obus éclate et met le feu à des caisses de poudre à munitions; 8 hommes sont blessés, 7 périssent dans les flammes.

Des officiers dénoncent les agissements de l'ennemi qui utilise des fanions Croix Rouge de leurs brancardiers afin de s'approcher de nos lignes et prendre des renseignements.

29 juillet, grosse activité de l'artillerie ennemie dans le secteur de Tavannes; 9 tués dont le sous-lieutenant Regnon de la 1ère compagnie, et 9 blessés.

30 juillet, le lieutenant-colonel Lenfant dit que la 1ère compagnie a été très éprouvée mais "s'est vite remise d'aplomb"; les pertes sont cependant inquiètantes.

Le 31 juillet, le sous-lieutenant Virlot, chef de section à la 1ère compagnie de mitrailleuses, adresse un compte rendu sur la mort de 2 de ses hommes, tués par un obus français de 155 tiré trop court. Il regrette que ses alertes, données les jours précédents sur ces tirs trop courts, n'aient pas été entendues, que les fusées lancées pour demander l'allongement des tirs et les signaux faits aux avions français qui survolent alors le secteur n'aient donné aucun résultat !

Le 10 août, le régiment gagne la tranche des Hures dont le lieutenant-colonel prend le commandement.

16e div 11 aout 1916

Des patrouilles sont aussitôt envoyées pour vérifier les réseaux de barbelés en avant des positions des sentinelles.

Un avion enemi suvole nos lignes le 25 août et 2 ballons captifs sont aperçus.

Entre le 27 et le 29 août, les bataillons sont relevés; le régiment cantonne à Sommedieu.

Retour aux Eparges dont le lieutenant-colonel prend le commandement le 1er septembre, avant de revenir, après relève, à Sommedieu le 7 septembre.

Quotidiennement, les engins de tranchées ennemis causent des pertes dans les rangs du régiment (tués; blessés; disparus).

Le 4 septembre, à 6h30, une violente explosion engloutit 10 hommes qui occupaient 2 petits postes à cet endroit; les dégats sont très importants.

Le lendemain à 10h00, un petit poste composé d'un sergent et de 4 hommes est attaqué par une forte patrouille allemande; les hommes se défendent, soutenus par un petit poste voisin et une mitrailleuse, et mettent en fuite l'ennemi. Au cours du combat, un des hommes du petit poste est tué, 2 sont blessés et évacués, le sergent et le quatrième homme, blessés, sont faits prisonniers.

La 16ème division va quitter le secteur à compter du 14 septembre et se regroupera dans la région de Ligny-en-Barrois (Meuse). L'état-major et 2 bataillons du 29ème cantonnent à Trévéray, 1 bataillon à Saint-Amand-sur-Ornain.

Depuis le début de la campagne, les pertes du 29ème RI se montent à 31 tués, 79 blessés et 18 disparus chez les officiers, à 854 tués, 3678 blessés et 842 disparus pour la troupe.

 

14 février 2023

Léon Jules GERMAIN

Léon Jules Germain est né le 12 août 1894 à Champvans (Haute-Saône).

Son père, Sylvestre Edouard Nicolas, âgé de 43 ans est boulanger, sa mère, née Marie Thérèse Chevillet, est âgée de 30 ans.

Etudiant, il s'engage, le 27 octobre 1913 à la mairie de Gray, pour l'école spéciale militaire de Saint Cyr qu'il intègre le 7 novembre suivant, promotion Croix du Drapeau.

Il en sort le 11 août 1914 avec le grade de sous-lieutenant, affecté au 29ème régiment d'infanterie d'Autun (Saône et Loire), chef de section à la 8ème compagnie; il est promu lieutenant le 5 mai 1915.

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Le 14 août 1914, le régiment participe à l'attaque de Domèvre et Blamont (Meurthe et Moselle); le sous-lieutenant Germain est blessé mais "il a conservé tout son calme pour ne pas affecter le moral de ses hommes" (texte de la citation lui décernant le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur).

Léon Jules Germain sera, de plus, décoré de la Croix de Guerre avec palme et étoile de vermeil pour d'autres citations.

Il passe au 37ème régiment d'infanterie le 12 juillet 1915; il y arrive en renfort le 30 septembre.

Il est nommé capitaine à titre temporaire le 26 mars 1916, à titre définitif le 31 décembre 1916.

Le 26 mars 1917 il passe au 2ème régiment de zouaves, régiment au sein duquel il sera présent au moment de l'armistice.

Le 29 juillet 1920 il épouse, à Gray (Haute-Saône), Andrée Antoinette Bonnet.

Il poursuit sa carrière et asse au 506ème régiment de chars de combat le 25 août 1923.

Il est promu chef de bataillon le 1er avril 1931.

Très handicapé suite aux blessures reçues, il est admis à la retraite et rayé des cadres à la même date; la commission de réforme de Basançon lui accorde une pension d'invalidité de 100%.

Il devient Officier le la Légion d'Honneur le 7 novembre 1940, Commandeur le 12 décembre 1949.

Léon Jules s'éteint à Gray (Haute-Saône) en 1952.

 

14 février 2023

Arthur Constant WALLERAND

Wallerand (6)

Arthur Constant Wallerand est né le 12 septembre 1878 à 14h00 à l'hospice de la maternité de Besançon où réside sa mère.

Il est le fils naturel de Constance Curty, blanchisseuse âgée de 24 ans, et sera légitimé par le mariage de sa mère avec Arthur Wallerand, comptable et inspecteur de police, le 21 mai 1879.

A 20 ans, lors de son conseil de révision, il est blond aux yeux bleus, mesure 1m57, et est employé; il a une bonne instruction.

Le 14 octobre 1898 il contracte un engagement de 4 ans pour le 15ème régiment d'artillerie à Douai; devient soldat musicien le 21 mars 1899.

Le 7 juin 1904, il est nommé sous-chef de musique (adjudant) au 29ème régiment d'infanterie; il contracte un nouvel engagement le 13 août 1904.

Le 19 décembre 1910 il épouse, à Autun, Emilie Augustine Sallez

Il part en campagne avec le 29ème RI, et devient officier le 22 juillet 1915, nommé chef de musique de 3ème classe (sous-lieutenant); il passe au 102ème RI le 3 août 1915; il est nommé chef de musique de 2ème classe (lieutenant) le 18 juin 1917.

Il reçoit une citation le 13 septembre 1916 : "aux combats du 3 septembre 1916 et les nuits suivantes, s'est distingué en organisant et en dirigeant les équipes de brancardiers chargées de relever les blessés et les morts; s'était déjà signalé le 5 septembre 1915". Il est décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Le 29 septembre 1919 il épouse, à Cherchell (Algérie), Jeanne Léonie Rigaud; le couple aura une fille.

Après l'armistice, il va être affecté à des postes en Palestine, Syrie, Liban puis à Tanger (Maroc); il est promu chef de musique de 1ère classe (capitaine) le 25 juin 1926.

Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le 21 décembre 1923, officier d'académie le 1er février 1931.

Arthur Wallerand décède à Tanger le 12 avril 1959.

 

14 février 2023

Hippolyte Henri Etienne François BOURGEOT

Bourgeot (19)

Hippolyte Henri Etienne François Bourgeot est né le 22 février 1881 à 01h00 à Magny-les-Villers (Côte d'Or).

Son père, François, âgé de 25 ans, est instituteur dans la commune; sa mère, née Marie Amélie Germain, est âgée de 22 ans.

Il effectue de bonnes études, devient bachelier et s'inscrit à la faculté de médecine de Lyon; il soutiendra sa thèse le 25 juillet 1907, et sera reconnu  apte à recevoir le diplôme de docteur en médecine.

Il passe devant le conseil de révision à Nuits-Saint-Georges en 1901, matricule 571 du bureau de recrutement d'Auxonne (Côte d'Or); il mesure alors 1m61, a les cheveux châtains.

Il est incorporé le 26 novembre 1902 au 10ème régiment d'infanterie en garnison à Auxonne, et bénéficiant d'un sursis pour poursuivre ses études, est envoyé en disponibilité le 19 septembre 1903.

Le 1er novembre 1905, il est affecté à la 8ème section d'infirmiers militaires à Dijon, nommé médecin aide major de 2ème classe le 27 avril 1908.

Le 17 février 1909 il épouse, à Reulle-Vergy (Côte d'Or), Pauline Joséphine Berthe Chamson.

Il passe au 56ème régiment d'infanterie le 17 février 1909, devient médecin aide major de 1ère classe de réserve le 19 septembre 1912, et part en campagne au sein de ce régiment.

 

Il arrive au 29ème régiment d'infanterie le 6 décembre 1915, et est blessé le 30 décembre, à la Vaux Ferry, par balle au visage. Il a le maxilaire inférieur droit fracturé, et est évacué vers l'hôpital de Commercy (Meuse), puis à Lyon et Bourges.

Il est cité à l'ordre de la division :"a pris part à toutes les opérations actives depuis le commencement de la campagne, assurant avec zèle et dévouement, en toutes circonstances, le service dont il était chargé. A été très grièvement blessé le 30 décembre 1915 en remplissant son devoir".

Il reçoit la Croix de Guerre avec étoile d'argent, est fait Chevalier de la Légion d'Honneur le 18 février 1916.

Après de longs traitements et une convalescence de plusieurs mois, il est affecté à l'hôpital complémentaire 86 de Santenay (Côte d'Or) le 16 janvier 1917; il exerce ensuite au 167ème régiment d'infanterie, à la gare régulatrice d'Is-sur-Tille, à l'hôpital complémentaire 37 à Bourbon-Lancy, à l'hôpital complémentaire 41 à Nevers.

Il est nommé médecin aide major de 2ème classe de réserve le 26 décembre 1918, passe au 13ème régiment d'infanterie de Nevers, est démobilisé le 23 mars 1919.

Il se retire à Nuits-Saint-Georges où il exerce jusqu'à son décès le 25 décembre 1932.

 

 

 

30 janvier 2023

Henri Charles Antoine ANDRE

 

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Henri Charles Antoine André est né le 6 mars 1889 à 14h00 à Toulon (Var), quartier Valbourdin Campagne Sias.

Son père, Joseph, âgé de 26 ans est instituteur communal; sa mère, née Marie Louise Lucie German, est âgée de 27 ans.

Il est le 4ème fils d'une fratrie de 5 garçons. Son plus jeune frère, Charles Louis Félix Elie, chasseur au 27ème bataillon de chasseurs, est tué à l'ennemi le 5 septembre 1916 au bois Saint Pierre à Vaast (Somme).

Il effectue de bonnes études, devient bachelier et s'inscrit à la faculté de médecine à Marseille où il habite, et où il passe devant le conseil de révision en 1909. Il parle Allemand et Italien.

Il bénéficie d'un sursis jusqu'en 1912, et est incorporé le 11 octobre 1912 au 163ème régiment d'infanterie à Nîmes.

Il passe au 23ème bataillon de chasseurs le 20 septembre 1913, est nommé médecin auxiliaire le 1er octobre.

Le 2 août 1914, suite au décret de mobilisation générale, il intègre le 24ème bataillon de chasseurs, est fait prisonnier le 20 août, interné à Traunstein en haute Bavière. Ce camp est une ancienne usine de sel. Il est rapatrié le 6 octobre 1916, affecté à la 15ème sections d'infirmiers, puis au 115ème régiment d'artillerie lourde le 21 octobre 1916.

Il arrive au 29ème RI le 16 mars 1917, en qualité de médecin aide-major à titre temporaire au 2ème bataillon; il est évacué le 19 avril 1918 pour intoxication aux gaz (Ypérite) à Domfront (Oise), hospitalisé à l'hôpital complémentaire 52 à Toulouse, et ne revient que le 2 septembre, affecté au 57ème régiment d'artillerie, nommé médecin aide-major de 2ème classe à titre définitif. "

Il reçoit une citation à l'ordre de la brigade "médecin d'un beau courage et d'un dévouement absolu, le 18 avril 1918 a réussi à assurer l'évacuation du service de santé et de presque tous les blessés. A été intoxiqué en prodiguant ses soins à son bataillon très éprouvé"; il reçoit la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Il passe au 31ème régiment de dragons le 12 septembre 1918.

Le 29 janvier 1918 il épouse, à Marseille, Emilienne Germaine Nathalie Adrienne Barthalot. Le couple aura 2 enfants.

Le 26 janvier 1919, est renvoyé dans sa région d'origine comme étudiant; il arrive à Marseille le lendemain. Le 19 avril, il est affecté à la 16ème région pour poursuivre ses études. Il soutient sa thèse le 31 juillet 1919 à Montpellier, sur les myopathies primitives chez les soldats, et est reconnu apte à recevoir le diplôme de docteur en médecine.

Il est nommé médecin major de 2ème classe le 18 janvier 1920.

Il est spécialisé dans l'appareillage des mutilés, en chimie générale ou biologique, toxicologie, stérilisation.

Démobilisé, il se retire à La Cadière d'Azur (Var).

 

26 janvier 2023

Dans les Hauts-de-Meuse, secteur d'Apremont, septembre-octobre 1914.

Le 8° corps fait mouvement à partir du 13 septembre 1914, ayant pour mission de s'établir sur la rive gauche de la Meurthe, et de résister à toute offensive ennemie.

Le soir, le 29° est à Saint-Rémy-aux-Bois; à 23h00, il reçoit l'ordre d'embarquer le lendemain à Bayon pour Bonnecourt, à 28 km de Verdun.

L'état-major de la 16° division s'installe à Sampigny, non loin de Commercy, dans un petit château, propriété du Président Raymond Poincaré.

De son côté, la 32° brigade reçoit mission de s'établir sur les côtes de Meuse; le 29° reçoit l'ordre de se porter sur Vieville et Hattonchâtel où il cantonne le 18 septembre au soir, sous une pluie torrentielle.

 

Samedi 19  septembre 1914

A 8h30, le régiment reçoit l'ordre de se rendre à Woel, village occupé par l'ennemi. La plaine de Woëvre est détrempée par les pluies qui se sont abattues; la progression est très difficile.

A 9h30, il appuie une attaque du 85° sur Woel; à 10h15, la 5° compagnie attaque de front et met en fuite la centaine de cavaliers allemands qui l'occupaient, et qui se replient sans combattre vers Janville où se trouvent des batteries allemandes.

A midi, le régiment prend possession du village.

A partir de 13h15, le régiment est canonné, et vers 14h00, il est attaqué par 2 bataillons d'infanterie; le 3° bataillon se déploie et est rapidement totalement engagé. Vers 16h00, l'ennemi attaque en force et plusieurs compagnies sont obligées de se replier malgré le renfort des 2° et 4°compagnies du 95°. La batterie d'artillerie qui accompagne le 29° se replie à l'arrière du village.

Les combats cessent à 18h00, et le régiment reçoit alors l'ordre de gagner Saint-Maurice-sous-les-Côtes où il n'arrive que vers 3h00 du matin, sous la pluie et par des terrains marécageux.

Un prisonnier précise que les Allemands se sont également repliés, vers Joinville-en-Woëvre, plus au nord.

Dimanche 20 et lundi 21 septembre

 La 32° brigade fait mouvement; au soir, le régiment est à Dompierre-le-Château. Cette étape, exécutée par mauvais temps après plusieurs marches de nuit successives et un transport en chemin de fer, est pénible. Les hommes arrivent fatigués mais le moral est bon.

Mercredi 23 septembre 1914

La 32° brigade reçoit l'ordre de se diriger sur Sainte Menehould. Nouvelle épreuve pour les hommes !

Vendredi 25 septembre 1914

Le régiment est ramené sur les Hauts-de-Meuse.

A 10h00, le 1° bataillon est mis à la disposition du 13° régiment d'infanterie; ils reçoivent l'ordre d'entrer dans Apremont par le sud, accompagnés par une batterie d'artillerie.

D'autres unités du régiment sont mises à la disposition de régiments de la division (85°; 95°) et participent aux opérations; à 13h00, la 6° compagnie rejoint le 85° au bois d'Ailly.

 

Ferry (13)

 

A 15h00, le 1° bataillon, sous les ordres du commandant Ferry, reçoit l'ordre de se porter sur le bois Jurat par les pentes de Saint Agnant.

 

 

 

A la nuit, l'une des compagnies se trouve à moins de 500m de l'ennemi qui occupe le bois, mais les troupes qui occupent les hauteurs d'Apremont brisent notre élan.

Louis Emile Pareille, soldat à la 6° compagnie, écrit dans son carnet "l'attaque continue, nous passons la nuit à Mécrin où nous sommes venus nous approvisionner car nous sommes sans vivres depuis la veille".

Samedi 26 septembre 1914

Les attaques sur Apremont et le bois Jurat se poursuivent.

Les compagnies du régiment sont réparties en plusieurs endroits, toujours mises à disposition soit du général commandant la division, soit d'unités voisines (13° et 85° RI).

Dans la matinée, le 1° bataillon a attaqué le bois Brûlé, alors que la 6° compagnie attaquait le bois d'Ailly; l'ensemble de la brigade est engagé dans des combats violents aux bois Brûlé, Jurat, d'Ailly, Apremont, le fort de Lérouville.

Le journal de marches de la brigade note que le village d'Apremont est sérieusement organisé et que les hauteurs en arrière présentent un commandement considérable.

Le régiment a progressé dans le bois Brûlé jusqu'à 200m de la route Apremont/St Mihiel; il s'y établit dans des retranchements.

Au soir, la 1ère compagnie est en soutien d’artillerie à la tuilerie de Bricourt, les 3 autres sont au bois Brûlé, les 5ème et 7ème compagnies sont à Pont s/ Meuse et Bricourt, la 8ème est à Lérouville, la 6ème au bois d’Ailly, le 3ème bataillon est à Koeur-le-Grande, à l’ouest d’Apremont.

Les pertes du jour sont importantes; 54 tués et de nombreux blessés. Le groupement de brancardiers divisionnaires indique que ses voitures sont remplies de blessés, qu'un second voyage est nécessaire pour compléter l'évacuation des tous les blessés.

 

Dimanche 27 septembre 1914

Les 1° et 2° bataillons restent sur leurs positions; le 3° bataillon relève le 85° régiment d'infanterie sur la ligne d'avant postes qu'il tient; cette ligne est fortement bombardée pendant la soirée et la nuit.

Le régiment enregistre 28 tués, 13 blessés et 20 disparus.

Le groupe des brancardiers divisionnaires fait état de 3 blessés graves ramenés vers l'arrière.

27091914a

situation de la 32° brigade ce jour à 20h00

 

Lundi 28 septembre 1914

Le 1° bataillon se maintient dans le bois Brûlé et dans la tuilerie de Bricourt.

A 13h00, ordre de porter 2 compagnies du 2° bataillon à Koeur-la-Petite, renforcer le 3° bataillon sur sa ligne d'avant postes.

Dans l'après-midi, la 9° compagnie subit un violent bombardement à Han-sur-Meuse, et doit se replier avant de reprendre possession du village dans la soirée.

Les pertes du régiment sont de 8 tués, 54 blessés et 10 disparus.

 

Mardi 29 septembre 1914

Offensive allemande sur l'ensemble du front tenu par le régiment, sans pouvoir forcer nos lignes.

Au bois Jurat, le 1° bataillon subit des fusillades intermittentes.

 

Mercredi 30 septembre 1914

Dans la nuit, de nouvelles tentatives d'attaques sont prononcées, vainement, par l'ennemi.

Le régiment reçoit l'ordre de faire mouvement vers Marbotte et Saint Agnant. Cet ordre, parvenu tardivement, oblige à renoncer à une attaque projetée pour l'après-midi, ce qui permet aux hommes de prendre un peu de repos.

Les hommes sont épuisés, et le manque d'eau est particulièrement pénible.

Louis Emile Pareille relate l'attaque menée par sa compagnie dans la forêt d'Apremont : "arrivés à côté de Saint Agnant, nous avons franchi une petite crête où la mitrailleuse nous a accueillis à la nuit tombante. Nous avançant toujours, nous avons mis baïonnettes aux canons et nous avons avancé. Le commandant avait dit "il faut avancer coûte que coûte". Pour déloger les boches, il y avait un plateau de 600m environ; c'est dans cet espace qu'il y a eu du sang de versé. Nous avancions par bonds ; des malheureux étaient le nez en terre. Le bruit de la fusillade était tellement violent que l'on entendait à peine le commandement. Un premier assaut fut donné à gauche; à nous le troisième. Nous arrivons à la lisière du bois à 20m où ils étaient retranchés. La fusillade n'avait que peu cessé; nous apercevions très bien leurs coups de feu d'où il s'échappait une flamme rose; des malheureux criaient".

 

Jeudi 1er octobre 1914

Dans la nuit, vers 3h00, Louis Pareille est touché par une balle à la tête; il est évacué vers Nice où il arrive le 4 octobre après 60 heures de voyage. Il se dit surpris par l'accueil chaleureux de la population.

 

jmo25Une attaque générale est programmée pour 15h00; les 2° et 3° bataillons sont à Saint Agnant, à la disposition du commandant de la brigade. A 15h00, celui-ci donne le signal de l'attaque; les 2 bataillons partent du cimetière de Saint Agnant pour attaquer le bois Jurat par sa lisière sud-ouest, encadrés par des éléments du 13° régiment d'infanterie.

Les lignes de tirailleurs atteignent le plateau situé au sud-ouest du bois Jurat, prêtes à l'attaque, alors que 2 compagnies sont restées en réserve légèrement en arrière.

A 17h15, l'artillerie donne le départ de la marche en avant qui s'effectue sous un violent feu provenant des tranchées ennemies.

 

18h15, la nuit est tombée, le combat cesse provisoirement et reprend vers 19h15 avec ordre de s'engager à fond. Une mitrailleuse ennemie, placée à la corne sud-est du bois Jurat, prend de flanc nos lignes de tirailleurs et leur font subir de lourdes pertes.

A 20h00, la 12° compagnie (lieutenant de réserve Ponsart) et une partie de la 11°(sous-lieutenant Arnoux) atteignent la lisière du bois Jurat, et réussissent à s'y maintenir à 30m des lignes ennemies, mais sont stoppées dans leur progression. Le sous-lieutenant Arnoux est tué.

Le 2° bataillon ne peut plus progresser également, ayant trouvé devant lui des réseaux de fil de fer barbelé.

A 24h00, le commandant de Belenet, qui commande l'attaque, ordonne le repli vers les tranchées face au bois Jurat, précédemment occupées par le 13° régiment d'infanterie; le 3° bataillon, très éprouvé, rentre à Saint Agnant qu'il atteint à 4h00 du matin le 2 octobre. Le 1° bataillon, qui n'a pu déboucher, se maintient dans la redoute du bois Brûlé.

L'organisation défensive des Allemands rend vains nos assauts renouvelés du jour, mais aussi ceux des jours suivants.

Si le JMO fait état de 25 tués, 207 blessés et 77 disparus, le nombre de tués (fiches MDH à la date du 1er octobre) est de 113.

 

Vendredi 2 octobre 1914

Dans la nuit, l'ordre est arrivé à la brigade de reprendre l'offensive contre le bois Jurat, offensive "qui devra se poursuivre sans interruption, de jour comme de nuit dans les mêmes conditions que la veille".

A 14h00, le régiment en est avisé, un plan d'attque est arrêté; les 11° et 12° compagnies restent à Saint Agnant, en réserve auprès du colonel commandant l'infanterie divisionnaire, alors que les 2 autres compagnies du 3° bataillon (9° et 10°) occuperont des tranchées à l'ouest de la localité, en vue de la défendre contre toute attaque venant d'Apremont.

Le 2° bataillon, à l'exception de la 8° compagnie, se portera en avant, encadré par 2 bataillons du 13° régiment d'infanterie de Nevers. La 8° compagnie appuiera cette progression de ses feux.

A 16h45, tout le dispositif est en place, et à 17h10, le tir de l'artillerie et des mitrailleuses donne le signal de la marche en avant. La progression se heurte très vite au feu nourri de l'ennemi, et doit cesser. Les hommes sont à 250m de la lisière du bois Jurat, stoppés par des mitrailleuses placées dans des tranchées à 15m d'eux. Ils creusent des abris pour se protéger.

4 hommes sont tués, deux convois de brancardiers divisionnaires ramènent 26 blessés à Lérouville, dont un gravement atteint.

 

Samedi 3 octobre 1914

Des échanges de coups de feu s'entendent toute la nuit.

Les troupes restent sur leurs positions. Ne pas chercher à progresser davantage.

Des éléments du 29° effectuent une reconnaissance, s'approchent à 50m de la pointe sud du bois Jurat, mais ne peuvent aller plus loin du fait d'obstacles, en particulier des fils de fer, qu'ils ne peuvent détruire malgré le soutien du génie.

 

Dimanche 4 octobre 1914

Le chef de bataillon de Belenet prend le commandement du régiment.

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Le bataillon Ollié est face à Apremont; le bataillon Ferry est au repos à Saint Agnant; le bataillon Méhu est face au bois Jurat.

 Dans l'après-midi, l'artillerie lourde allemande bombarde Saint Agnant, le bois Brûlé et tout le secteur.

 

 Lundi 5 octobre 1914

Les différentes unités du 29° restent sur leurs positions de la veille au soir.

Saint Agnant est de nouveau bombardé à partir de 10h00.

Les ordres pour le 6 octobre sont de renouveler l'attaque du bois Jurat; heure H = 14h00.

16 blessés sont ramenés à l'hôpital d'évacuation de Lérouville par les brancardiers divisionnaires, dont 4 couchés.

 

Mardi 6 octobre 1914

A 12h45, lors d'une reconnaissance, le commandant de Belenet est blessé à la cuisse par une balle tirée d'Apremont, et est évacué.

 

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Le commandant Méhu prend la tête de la colonne d'attaque formée des 5° et 6° compagnies du 29ème, du 1er bataillon du 13° RI et du 3° bataillon du 29°. L'attaque sera appuyée à droite par la brigade coloniale, à gauche par les feux des autres unités de la division.

L'artillerie lourde et l'artillerie de campagne commencent à tirer pour préparer l'attaque de l'infanterie qui se met en marche à 14h00, en direction du bois Jurat; très vite la progression est contrariée par des feux nourris de mitrailleuses et d'artillerie ennemies; une partie des hommes du 2° bataillon ne peuvent sortir de leurs abris.

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Le capitaine Brunet-Lecomte, commandant la 5° compagnie, est mortellement frappé d'une balle à la tête à 14h30; le commandant Méhu, commandant le 2° bataillon se porte en 1° ligne pour faire sortir ses hommes; il tombe à son tour, mortellement blessé.

 

 

 

 

A 17h30, l'attaque est enrayée par les feux de l'ennemi; les hommes restent sur leurs positions.

Le colonel Marié, commandant la 32° brigade, tente d'expliquer cet échec : insuffisance de la préparation d'artillerie, l'artillerie lourde n'ayant pas arrosé le bois Jurat; le terrain à parcourir à découvert pour aborder la lisière du bois était trop étendu; l'ennemi était bien abrité, pourvu de nombreuses mitrailleuses; attaque hésitante du fait de la succession de commandement; manque de cadres; hommes atteints moralement suite à la fatigue due aux marches harassantes, et qui ont progressé parmi les cadavres des combats précédents.

Dans le secteur d'Apremont, on a relevé la présence des plusieurs régiments d'infanterie bavarois (7°; 11°; 19°), et du 3° bataillon de pionniers bavarois.

7 hommes, dont 2 officiers, sont tués; 23 blessés sont ramenés vers l'hôpital d'évacuation de Lérouville.

 

Mercredi 7 octobre 1914

Comme chaque jour, les ordres sont de poursuivre l'offensive et de chercher à gagner du terrain.

La 4° compagnie est détachée à la redoute du bois Brûlé.

A 9h00, Saint Agnat est bombardé.

 

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Le lieutenant-colonel Valentin prend provisoirement le commandement du régiment.

 

Vendredi 9 octobre 1914

Nommé colonel, le lieutenant-colonel Valentin prend le commandement de la 32° brigade.

 

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Il est remplacé à la tête du 29° RI par le chef de bataillon Gésipe.

 

Samedi 10 octobre 1914

De violentes attaques se sont produites pendant la nuit, particulièrement sur le bois Brûlé; Saint Agnant est de nouveau bombardé.

Même si l'état physique et moral des hommes se maintient, l'alimentation ne se fait que pendant la nuit au prix de grandes difficultés, d'une part en raison de la proximité de l'ennemi, mais aussi du fait des bombardements incessants qui causent en plus des insomnies affaiblissant les hommes.

 

 Dimanche 11 octobre 1914

Le front se stabilise, même si les bombardements se poursuivent; aux dire d'un prisonnier autrichien, des obus de 305 ont été tirés par l'artillerie lourde autrichienne; ce bombardement a duré plusieurs heures.

 

Samedi 17 octobre 1914

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Le chef de bataillon Perrin, du 23° BCP, est nommé lieutenant-colonel et prend la tête du régiment.

 

Dimanche 18 octobre 1914

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Le secteur tenu par la 32° brigade est découpé en 3 sous-secteurs; celui de droite est sous la direction du lieutenant-colonel Perrin, et s'étend de la route de Saint Agnant à la corne est du bois Brûlé.

Ce sous-secteur, baptisé par la suite "tranche", sera occupé par le régiment jusqu'au 19 janvier 1915.

Cependant, les bataillons sont régulièrement détachés dans les secteurs voisins, notamment à la redoute du bois Brûlé, où ils subissent des bombardements continuels, de nombreuses attaques ennemies qui leur causent des pertes élevées (plus de 650 tués) et une extrême fatigue se ressent chez les hommes.

Lundi 19 octobre 1914

Au bois d'Ailly, l'ennemi dispose des 96° et 120° régiments d'infanterie.

Le régiment est à Pont s/ Meuse et à Mécrin.

A 19h00, un convoi est organisé sur Marbotte par les brancardiers divisionnaires; ce convoi a amené 43 blessés à l'hôpital d'évacuation en gare de Commercy, dont 14 du 29°(7 couchés).

Mardi 20 octobre 1914

Un compte rendu signale des relèves chez l'ennemi, notamment le remplacement du III° corps bavarois par des formations certainement moins entraînées.

Lundi 26 octobre 1914

Le village de Marbotte est bombardé; les postes de secours installés dans des maisons, des granges, ont été en partie détruits par les obus. Un sous-officier infirmier du 29° est tué, plusieurs blessés sont de nouveaux atteints; personnel de santé et blessés sont évacués vers des abris dans les bois environnants et dans des carrières.

Le service de santé divisionnaire évoque la présence de nombreux cadavres, devant les premières lignes, qui ne peuvent être retirés du fait des actions menées par l'ennemi, et qui dégagent des odeurs difficilement supportables. L'enfouissement voire l'incinération de ces corps en décomposition seraient la solution mais pas dans l'immédiat; il est recommandé aux hommes d'introduire dans leurs narines des petits tampons enduits de substance aromatique.

 Du 27 octobre au 3 novembre 1914

La tranche tenue par le régiment est constamment bombardée, les patrouilles empêchées de recueillir des renseignements du fait de la présence de projecteurs chez l'ennemi. On déplore de nombreuses victimes (plus de 60 morts et 225 blessés entre le 10 et le 31 octobre).

Lundi 2 novembre 1914

Une attaque allemande se produit à 18h00 et oblige un recul de 400m dans le secteur d'Apremont; ordre est donné de prononcer une attaque pour reconquérir le terrain perdu. Le 29° n'est pas engagé et reste sur ses positions qu'il s'acharne à défendre.

Un officier allemand blessé et prisonnier déclare que 2 régiments ont pris part à l'attaque, les 19° et 21°, ainsi que le 2° bataillon de chasseurs bavarois.

Sur ordre du médecin-chef du service de santé, le groupe de brancardiers divisionnaires mettra, à la disposition du 29°, 4 brouettes porte brancards pour le transport des blessés depuis les abris de 2ème ligne jusqu'aux postes de secours éloignés.

Samedi 14 novembre 1914

La présence de la 5° division d'infanterie bavaroise est signalée; des prisonniers allemands affirment que notre artillerie occasionne de nombreux dégâts à Apremont.

Le colonel Valentin, commandant la 32° brigade, se plaint auprès du lieutenant Montenot (qui deviendra capitaine), qui commande la 3° compagnie du 29°, que 30 à 40 hommes se sont faits porter malades entre le 15 et le 20 novembre, alors qu'aucune épidémie était signalée.

Lundi 23 novembre 1914

La tranche Perrin est violemment bombardée; fusillade sur la Redoute du bois Brûlé.

Mardi 24 novembre 1914

 Le lieutenant-colonel Perrin interdit les coupes de bois dans le bois Brûlé et La Louvière, ces bois servant de couvert aux troupes.

Le capitaine Bourchet, commandant la 9° compagnie, malade (grippe) est évacué.

 Mercredi 25 novembre 1914

A 10h45 les Allemands attaquent; le 3° bataillon (commandant Ollié) subit un violent bombardement, de même que le 95° RI, situé à sa gauche, qui bientôt décroche découvrant la gauche du 29°. Perte de plusieurs tranchées qu'il faut reprendre à tout prix.

A 13h15, le colonel Valentin ordonne une contre offensive menée par une partie des unités de la brigade présentes dans le secteur. L'artillerie devra tirer un maximum d'obus au sud de la route d'Apremont entre 13h40 et 13h45, heure du déclenchement de la contre offensive qui échoue. Plusieurs attaques ont de nouveau lieu dans l'après-midi (à 15h30 gain d'un peu du terrain perdu)) et la soirée (22h20, la 10° compagnie ne peut pénétrer dans une tranchér occupée, et subit de lourdes pertes), qui échouent également.

Le bilan de la journée est de 19 tués, 50 blessés et 9 disparus.

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Emplacement des troupes le 25 novembre 1914

Jeudi 26 novembre 1914

A 1h00, le commandant Ollié prononce une attaque; il gagne un peu de terrain, mais les tranchées ennemies situées à 25/30 mètres sont toujours inaccessibles.

A 4h15, le bataillon est désorganisé; il fait noir, les bois sont très touffus et jonchés de débris divers, rendant la progression difficile.

A 5h00, nos tranchées sont détruites par des obus allemands.

Nouvelle attaque à 6h00, mais le bataillon doit reculer à 6h45; même chose à 9h30.

Toutes les unités de la brigade sont engagées, et le résultat est partout le même, échec tant la défense allemande est vigoureuse. Un grand désordre règne.

A 22h00, un ordre du général de Montdésir, commandant le 8° corps d'armée, informe d'attaquer le lendemain à 13h00 pour reprendre le terrain perdu.

"Les tranchées perdues doivent être reprises. Il faut en finir demain, sinon ce serait pour le 8° corps un aveu d'infériorité d'un effet moral déplorable".

Vendredi 27 novembre 1914

Le colonel Valentin commandera l'infanterie lors de cette attaque; 32 sapeurs du génie, minis de boucliers offensifs, de cisailles et de haches, précèderont les colonnes d'attaque.

L'artillerie exécutera des tirs de 11h00 à 13h00.

A 9h45, le bataillon Ollié est violemment attaqué; le commandant annonce qu'il fera tout pour résister, mais que ses hommes sont exténués, ses compagnies désorganisées, sans officiers, sans cadres, qu'il est incapable d'une action d'ensemble ! La redoute du bois Brûlé est reprise par l'ennemi.

A 20h00, on est sans nouvelles du bataillon Ollié.

Le service de santé divisionnaire signale que le nombre de blessés ramenés est très élevé en raison d'attaques allemandes et de nos contre attaques.

Samedi 28 novembre 1914

A 8h30, le colonel Valentin recommande au lieutenant-colonel Perrin de bien surveiller le débouché d'Apremont et le secteur du bois Brûlé; le brouillard est assez dense, et il faut éviter toute attaque subite. De son côté, le commandant Ollié signale que les Allemands continuent des travaux pour prendre à revers sa 1ère ligne.

A 10h20, le commandant Ollié annonce au colonel Valentin que ses 1ère et 2ème lignes sont envahies de bombes-bouteilles; il a beaucoup de blessés, les communications sont défectueuses, la situation est grave !

A 10h25, il  reçoit le renfort d'une compagnie du 95° RI; il a ordre de ne surtout pas abandonner sa 1ère ligne.

A 11h20, il signale une nouvelle zone organisée à sa droite et dit que la situation de sa 1ère ligne est désespérée, terme que le colonel lui demande de ne pas employer "rien n'est désespéré quand on vit encore; même si on ne reste que 100, on peut tenir encore".

Des renforts son envoyés dans le secteur pour être mis à la disposition du commandant Ollié.

A 12h45, le colonel Valentin demande au général commandant la 16ème division de songer à faire relever le bataillon Ollié (3ème bataillon du 29° RI) et le bataillon du 13° RI également engagé dans ce secteur "bataillons qui ont énormément souffert; impossible de chiffrer exactement les pertes qui s'élèvent sans doute à un millier". La relève est annoncée à 15h30; le bataillon sera en réserve à la disposition du général de division.

Les autres bataillons, Ferry (1er) et Schelle (2ème) seront également relevés.

A 17h30, le colonel commandant la brigade renouvelle ses consignes auprès du lieutenant-colonel Perrin, de bien surveiller la zone devant le bois Brûlé.

Le service de santé divisionnaire signale que le total des blessés dépasse de beaucoup les chiffres donnés par le groupe de brancardiers divisionnaire ou la section automobile. Le nombre exact est fourni par l'hôpital d'évacuation établi à Commercy : 563 entre le 25 et le 28 novembre.

Par ailleurs, de nombreux malades sont évacués pour des embarras gastriques, et des problèmes circulatoires sont identifiés suite à des stations debout trop nombreuses et trop longues.

Lundi 30 novembre 1914

La tranche Perrin est violemment bombardée; 251 obus de tous calibres tombent entre 7h00 et 20h00.

2 aéroplanes allemands et 2 français survolent les lignes.

Entre le 25 et le 30 novembre le régiment dénombre 56 morts dont 7 dans des unités sanitaires des suites de blessures, 135 blessés et 55 disparus.

Entre le 1er et le 13 décembre 1914, les bombardements et fusillades sont incessants; le 13, la tranche Perrin reçoit 70 obus de campagne et 44 de gros calibre.

Mardi 15 décembre 1914

Le régiment est en réserve de corps d'armée à Vignot.

Mercredi 16 décembre 1914

Plusieurs mouvements de médecins, notamment pour remplacer le médecin major Randon, évacué, du médecin aide-major Vesbre, disparu, du médecin aide-major Pelissier, mort le 10 août 1914 suite à une chute de cheval.

Vendredi 18 décembre 1914

Le colonel Valentin est blessé; évacué, il est remplacé par le colonel Mathieu comme commandant de la 32ème brigade.

Samedi 26 décembre 1914

Les Allemands attaquent à 11h25 et s'emparent d'un boyau que nous occupions; ordre est donné de reconquérir ce boyau, ce qui est fait à 12h40 grâce à l'énergie du bataillon Schelle.

11 janvier 2023

Marie Joseph François Eugène FOUSSET

 

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Marie Joseph François Eugène Fousset est né le 29 avril 1888 à 20h00, au domicile de ses parents, au Creusot (Saône et Loire).

Son père, François Eugène, âgé de 42 ans est docteur en médecine; sa mère, née Françoise Marie Henriette Moissenet, est âgée de 34 ans.

Il est le 6ème d'une fratrie de 12 enfants.

En 1904, il travaille dans une droguerie du Creusot, puis, en 1905, il part pour Marseille où il devient miroitier.

Il effectue son service militaire au 3ème régiment d'infanterie du 5 octobre 1909 au 24 septembre 1911; il est nommé soldat de 1ère classe le 1er janvier 1911.

Le 16 août 1913 il épouse, à Santenay (Côte d'Or), Marie Eugénie Elisabeth Perrot. Le couple aura 3 enfants.

Courant 1914, il achète un magasin de droguerie et de travaux photographiques au Creusot.

Suite au décret de mobilisation générale, il rejoint le 29ème régiment d'infanterie avant d'intégrer l'état-major de la 32ème brigade d'infanterie où il sera cycliste, agent de liaison, vaguemestre. 

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Le 3 octobre 1918 il est intoxiqué à l'ypérite à Urvilliers (Aisne); il est évacué, cité à l'ordre de la brigade le 3 décembre 1918 : "agent de liaison consciencieux, dévoué et plin de sang-froid. Sur le front depuis le début de la campagne, a assuré, pendant les opérations des 9 juin et 9 août 1918 les liaisons avec un PC avancé sous les plus violents bombardements. Gravement intoxiqué le 3 octobre à La Sablière dans l'exécution de son service".

Il est décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Il est démobilisé le 20 juillet 1919.

En juin 1929 il s'installe à Grenoble où il achète un magasin de photos. Il y décède le 29 avril 1973.

Un grand merci à Christian Samé, petit-fils de Eugène Fousset, pour les documents, photos, renseignements qu'il m'a communiqués et qui ont permis d'enrichir ce portrait.

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Le 29° régiment d'infanterie dans la Grande Guerre
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