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  François Marie Edmond Housset naît le 23 février 1859 à Versailles, au domicile de ses grands parents maternels. Son grand père, Edmé Pierre Ploix sera maire de la ville royale de 1863 à 1870.


  Son père, François Antoine, chevalier de la Légion d'Honneur, est avocat à la Cour impériale de Paris, et maire-adjoint du IV° arrondissement.

 

 

 

 Le jeune François Marie poursuit ses études à Paris, et obtient, le 5 juillet 1877, son diplôme de bachelier es sciences.

 Il ne sera pas avocat comme son père et son grand père, puisque quelques semaines plus tard, le 29 octobre 1877, il est admis à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion Novi Bazar. Il en sort sous-lieutenant le 1° octobre 1879, affecté au 123° régiment d'infanterie de ligne à La Rochelle.

Il est nommé lieutenant au 5° bataillon de chasseurs à pied à Remiremont (Vosges), le 25 novembre 1884, capitaine le 13 juillet 1891, puis capitaine adjudant major le 1° décembre 1898, au 2° bataillon de chasseurs à pied à Saint-Dié des Vosges.

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     De son union avec Marie Delaye, il a 2 fils, Edmond Marie, né le 27 décembre 1891, qui sera sergent au 152° régiment d'infanterie, porté disparu le 21 décembre 1915 au Vieil Armand, et Gabriel François, né le 4 décembre 1899, qui mourra en déportation au camp de Mauthausen (Autriche) le 10 mars 1944.

 

 

                                             photo J. Housset

 

Il arrive à Autun, au 29° RI, le 26 décembre 1905 avec le grade de chef de bataillon.

Les appréciations de ses supérieurs sont élogieuses : "vigueur et activités remarquables", "physionomie reflétant l'intelligence, la vivacité et l'énergie", "a la passion du métier, est au courant de tout", "caractère très droit, très décidé, ne se démontant jamais" !

Quand la guerre éclate, le chef de bataillon Housset part avec le 229° régiment d'infanterie, réserve du 29°. Il commande le 5° bataillon.

Le régiment quitte Autun le 11 août et arrive dans les Vosges le 15 août.

Le premier contact avec l'ennemi a lieu le 20 août à 7h30, près de Steige dans le Bas-Rhin.

Le 28 août, le régiment fait mouvement vers Saulcy, près de Saint-Dié des Vosges, où il reçoit l'ordre de tenir coûte que coûte sur ses positions. La nuit du 28 au 29 août est éprouvante; l'artillerie ennemie bombarde le village sans relâche; toutes les maisons sont détruites, mais le 229° tient bon malgré des pertes sévères. Les trois cinquièmes de son effectif sont hors de combat, et parmi eux, le chef de bataillon Housset qui a eu la jambe fracassée par une balle, alors qu'il entraînait 2 compagnies, qui avaient perdu tous leurs officiers, dans une contre-attaque visant à dégager les 2 autres compagnies du bataillon.

Il obtient la Croix de Guerre, il est cité à l'ordre de l'Armée.

Évacué, François Marie Housset est hospitalisé, opéré afin de "réparer" au mieux les dégâts occasionnés à sa jambe. Puis ce sont de longs mois de convalescence, de visites et contre visites médicales. Enfin rétabli, mais handicapé, il est affecté au dépôt du 29° RI à Autun.

Très vite l'action lui manque, et il demande à retourner sur le front.

Il est nommé au 95° RI où il prend le commandement du 1° bataillon le 15 mars 1916.

Le 95° est dans la Meuse où il participe à la bataille de Verdun. Le 22 avril, le bataillon est aux Eparges. L'artillerie ennemie pilonne quasiment sans discontinuer les positions françaises. Le 10 mai, un obus éclate près de l'abri où se trouve le chef de bataillon Housset. Celui-ci est tué sur le coup.

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Pour la seconde fois, François Marie Housset est cité à l'ordre de l' Armée : "chef d'un sang froid et d'une bravoure à toute épreuve, a obtenu de son bataillon, par son exemple et son heureux ascendant, un effort immense dans des combats incessants contre un ennemi très supérieur en nombre".

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                                                                                  document J. Housset

 

 François Marie Housset est Chevalier de la Légion d'Honneur, sa Croix de Guerre est ornée de 2 palmes.

Je remercie Madame Jacqueline Housset, arrière petite fille du chef de bataillon Housset, pour les informations, documents et photos qu'elle m'a transmis, et pour l'autorisaton qu'elle m'a donnée de les faire paraître ici.