Le 29° RI a obtenu 12 citations et témoignages de satistaction entre avril 1915 et décembre 1918.

1/ suite aux combats du bois d'Ailly du 22 au 26 avril 1915, la 7° compagnie est citée à l'ordre de la I° Armée (21 mai 1915) :

"du 22 au 26 avril, soumise à un bombardement très violent, a lutté sans répit pendant 4 jours, repoussant avec un courage et une énergie inlassables les attaques continuelles de l'ennemi, et s'est maintenue avec une ténacité dignes d'éloges sur le terrain conquis".

2/ suite aux combats de la Tête-à-Vache en juin et juillet 1915, témoignages de satisfaction du Général Rouquerol, commandant la 16° division d'infanterie, adressés aux 5°, 6°, 11° et 12° compagnies (9 juin 1915) :

"l'ennemi a prononcé, le 5 juin, une violente attaque sur la Tête-à-Vache.

La vigilance et la rigueur des 5°, 6°, 11° et 12° compagnies du 29° régiment d'infanterie l'ont fait piteusement échouer.

Le 5 juin, un bombardement plus intense que ceux des jours précédents durait de 12h15 à 14h00. Cependant, à 13h50, deux explosions de mines, à peu d'intervalle, achevaient une importante préparation d'attaque.

Instantanément, le feu des défenseurs (fusils et grenades) éclatait dans l'aveuglement de la poussière des mines et le 75 balayait les boyaux ennemis. Les assaillants s'élançaient en grand nombre sur leurs parapets.

Impuissants à les franchir devant la vigueur et la soudaineté de la défense, ils retombaient dans leurs tranchées; leur échec était complet.

Notre artillerie lourde, aussitôt déclenchée, battait avec précision les carrefours de l'arrière.

Il est prouvé que l'ennemi a subi de lourdes pertes. La valeur du soldat, la collaboration étroite de l'infanterie et de l'artillerie ont paralysé l'attaque. Et, peu après ce combat, le travail combiné du génie et de l'infanterie avait réparé les dégâts du bombardement; une nouvelle attaque eût été reçue encore mieux que la première.

Cet exemple est un témoignage de la valeur, de la vigilance et de l'union des troupes de la 16° division. Conservons ces qualités, elles nous assurent l'inviolabilité du front qui nous est confié".

3/ suite à l'attaque des Monts entre le 17 avril et le 29 mai 1917, citation à l'ordre du 10° corps d'armée (9 mai 1917) :

"le Général commandant le 10° corps d'armée se félicite d'avoir momentanément sous ses ordres la 169° division, dont le chef lui est connu, et dont deux régiments, le 13° et le 29° régiments d'infanterie, ont fait partie de la 16° division qu'il a commandée, à la fin de 1914 et au commencement de 1915, dans la forêt d'Apremont.

Il a apprécié, à cette époque, la constance et l'énergie de ces beaux régiments, auxquels le 296° n'est pas inférieur; il vient d'en donner la preuve. Le Général commandant le 10° corps d'armée sera heureux de revoir les braves gens, officiers et soldats, qui ont vaillamment servi sous ses ordres".

4/ pour la période du 14 au 26 mai 1917, citation à l'ordre du 10° corps d'armée (30 mai 1917) :

"le Général commandant le 10° corps d'armée est heureux d'exprimer au 29° régiment d'infanterie, toute sa satisfaction pour le concours qu'il a prêté à la 20° division du 14 au 26 mai, dans l'occupation de positions que son frère d'armes, le 296° d'infanterie, venait d'enlever au cours d'une brillante attaque.

Le 29° a pris à coeur d'organiser sous des bombardements incessants ce nouveau secteur, faisant preuve de belles qualités d'ordre, de calme et de discipline".

5/ suite à l'opération du 19 juillet 1918 dans la région de Montdidier, citation à l'ordre de la 3° armée...(19 juillet 1918) :

"ce matin, 19 juillet, la 169° division a pénétré dans les lignes allemandes, entre Rubescourt et le Frétoy, sur un front de 800 mètres et une profondeur de 1200 à 1400 mètres, capturant un officier et quatre-vingts hommes, enlevant à l'ennemi cinq mitrailleuses, de nombreux fusils et des documents de toutes sortes, détruisant des minenwerfers et des abris.

L'opération a été exécutée avec un entrain superbe, par un bataillon du 29° régiment d'infanterie, une compagnie du 13° d'infanterie et une section de génie, sous la protection d'un barrage roulant et de tirs indirects de mitrailleuses.

La préparation parfaite du commandement et des états-majors, l'habileté et la bravoure des exécutants, fantassins, artilleurs et sapeurs, ont amené ce brillant succès.

Le Général commandant l'armée adresse ses félicitations à tous.

Il accorde trois médailles militaires et six citations à l'ordre de l'armée".

6/... et citation à l'ordre du 35° corps d'armée pour le 3° bataillon (29 juillet 1918) :

"le 19 juillet 1918, le 3° bataillon du 29° régiment d'infanterie, énergiquement commandé par son chef, le commandant Ferry, s'est porté, avec un superbe élan, contre une position ennemie fortement défendue et a ramené dans nos lignes quatre-vingt trois prisonniers, dont un officier, sept mitrailleuses, de nombreux fusils, après avoir détruit trois minenwerfers qu'il ne pouvait emporter et fait subir des pertes importantes à la troupe attaquée".

7/ suite à l'attaque sur Assainvillers du 9 au 11 août 1918, citation à l'ordre de la 1° armée (13 septembre 1918) :

"très bon régiment qui, le 9 août 1918, sous le commandement éclairé de son chef, le colonel Lenfant, s'est porté avec une ardeur remarquable à l'attaque de fortes positions ennemies.

Malgré des résistances très sérieuses, ayant obligé à de nombreux corps à corps, a réalisé, en deux heures, une avance de quatre kilomètres, atteignant brillamment tous ses objectifs, faisant plus de cinq cents prisonniers, capturant plus de vingt canons ou minenwerfers et de cent mitrailleuses , ainsi qu'un matériel considérable.

Le lendemain, a poursuivi son offensive, progressant au total de 12 kilomètres en moins de trente heures.

Lors de l'offensive allemande du 9 juin 1918, avait su, par sa belle résistance, maintenir l'intégrité de sa position principale de défense".

8/ suite à l'attaque sur Bus (cote 106) du 11 au 18 août 1918, citation à l'ordre du 35° corps d'armée (31 août 1918) :

"très beau régiment pour lequel les durs combats menés en forêt d'Apremont, de septembre 1914 à juillet 1916, puis aux Eparges de mars à juin 1916, constituent un passé glorieux.

S'est signalé, le 9 juin 1918, par sa belle resistance à l'offensive et, le 9 août, par la superbe attaque qui lui a valu près de cinq cents prisonniers, plus de vingt canons ou minenwerfers et de cent mitrailleuses.

Pendant les opérations du 11 au 18 août vient, sous les ordres du colonel Lenfant, de donner une nouvelle preuve de ses belles qualités d'endurance et d'entrain, supportant sans faiblir des bombardements d'une extrême violence, à obus explosifs et toxiques.

S'est signalé en particulier le 11 août où, formant avant garde de la  division, et refoulant vigoureusement un ennemi qui balayait le terrain de ses feux de mitrailleuses, il a donné l'assaut à un bois très fortement organisé et où les dernières résistances durent être réduites à la grenade".

9/ suite au combat de Saint-Simon-Clastres des 8, 9 et 10 septembre 1918, citation du 1° bataillon à l'ordre de la 169° division (22 septembre 1918) :

"excellent bataillon qui, sous les ordres de son chef, le chef de bataillon Stiot, s'était déjà signalé par sa belle conduite au feu lors de l'attaque allemande du 9 juin 1918, puis le 11 août, au cours des opérations offensives auxquelles a pris part la division.

Vient de donner une nouvelle preuve de son entrain, de son endurance et de ses belles qualités manoeuvrières dans la poursuite de l'ennemi les 8, 9 et 10 septembre, en exécutant une progression de plus de 8 kilomètres dans des conditions parfois très difficiles, du fait des nombreuses mitrailleuses ennemies qu'il a fallu réduire".

10/ suite aux combats d'Urvillers, d'Itancourt, ligne Hindenburg, citation à l'ordre du 31° corps d'armée (18 octobre 1918) :

"au moment où la 169° division d'infanterie passe en réserve d'armée, le général commandant le 31° corps d'armée est heureux d'adresser au général Serot Alméras et à ses vaillantes troupes ses plus vives félicitations.

A la suite de durs combats, méthodiquement et énergiquement menés pendant plusieurs semaines, la 169° division, progressant au milieu des positions solidement fortifiées de l'ennemi, a réalisé, en combattant, une avance de plus de 30 kilomètres, enlevant de haute lutte plusieurs villages organisés, faisant de nombreux prisonniers et capturant à l'ennemi un matériel considérable.

Le superbe effort fourni par cette belle division est un garant pour ses succès futurs".

11/ citation du 2° bataillon à l'ordre de la 169° division d'infanterie (30 novembre 1918) :

"très beau bataillon qui, sous le commandement du capitaine Gey, le 9 août 1918, a eu une brillante conduite lors de l'attaque et la prise d'Assainvillers, capturant environ deux cent cinquante prisonniers, une batterie d'artillerie mixte de 105 et 77 (personnel et matériel), quatre-vingt-dix mitrailleuses et trente trois minenwerfers.

Engagé en première ligne du 28 septembre au 2 octobre 1918, s'est emparé, après une lutte acharnée, du village très fortement organisé d'Urvillers, malgré de furieuses contre-attaques, capturant plus de deux cents prisonniers, quarante-trois mitrailleuses, plusieurs pièces d'artillerie et un très important matériel".

12/ citation à l'ordre de la 1° armée du 18 décembre 1918 :

"excellent régiment qui, depuis le début de la campagne, s'est signalé en toutes circonstances : en 1914 et en 1915, en forêt d'Apremont et en Woëvre; en 1916 aux Eparges, en 1917, aux attaques, en Champagne, du massif de Moronvillers; en fin d'avril à août 1918, dans la région de Montdidier, particulièrement les 9 juin, 19 juillet, 9 et 11 août.

Vient de donner la preuve, pendant six mois, de la plus belle endurance, en fournissant, du 30 mars au 12 octobre 1918, dans des conditions spécialement pénibles, des efforts continus, montrant les meilleures qualités offensives, sous les ordres de son chef, le colonel Lenfant.

Du 8 au 10 septembre, formant avant-garde de la division dans la région sud de Saint-Quentin, a réalisé une progression de 9 kilomètres en faisant tomber de forts points d'appui dans des conditions parfois très dures, puis, au cours d'une avance de 20 kilomètres effectuée par sa division jusqu'au 12 octobre, a exécuté de vigoureuses et brillantes attaques, particulièrement du 29 septembre au 2 octobre, où il a livré, à Urvillers, des combats acharnés qui lui ont valu, avec la prise de cette position très solidement fortifiée, la capture de trois cent cinquante prisonniers environ (de cinq régiments de deux divisions différentes) et d'un matériel important, dont treize minenwerfers, soixante-sept mitrailleuses, dix-huit mitraillettes et vingt et un fusils anti-tanks".

Enfin, par l'ordre général 140-F du 19 décembre 1918 signé du Maréchal Pétain, commandant en chef les armées françaises de l'est, le 29° obtient le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre.